Ma digitale detox

3 août 2015 / Laisser un commentaire



Crédit photo http://www.clichemignon.fr/








Depuis quelques temps, je m'interroge sur mon rapport au numérique et j'ai de plus en plus l'impression d'être devenu esclave de mon smartphone.

Mon smartphone et moi ça avait pourtant bien débuté :  la rencontre, le coup de foudre et une relation rapidement  fusionnelle. Nous ne pouvions pas nous passer l'un de l'autre :  moi incapable de rester  plus de 5 minutes sans poser mes yeux sur lui et lui me rappelant son existence à grand coup de sonnerie ou de vibreur dès que j'avais le malheur de le délaisser un peu trop longtemps. Il rythmait ma vie  par des petits mots doux qu'il affichait sur son écran tactile me prévenant d'appels, sms, des nouvelles notifications de mes applis préférées ou de la réception de nouveaux e-mails. Je trouvais notre relation parfaite, il comblait mes moindres besoins et remplissait ma vie de sa présence. Je n'imaginais plus ma vie sans lui.

Mais voilà depuis quelques temps je sens bien que la lune de miel est arrivée à son terme, notre relation tourne en rond, je me sens comme étouffée ... Alors avant que la rupture ne soit définitivement consommée,  il me semblé nécessaire d'agir et de trouver des points d'amélioration à notre duo, une petite thérapie était nécessaire pour que chacun puisse retrouver sa place.

Attention, mon cher et tendre smartphone je l'ai choisi, je l'aime et  il m'a souvent facilité la vie, j'en suis totalement consciente et reconnaissante mais je crois que cet amour a fini pas devenir une véritable dépendance qui dévore peu à peu tout  mon temps puisque sa principale qualité  est aussi son principal défaut : me permettre d'être constamment connecté sauf qu'aujourd'hui cette hyperconnexion commence à me fatiguer.
 
Je passe entre 6 et 12 heures par jour (ceci est une évaluation à vrai dire j'ai peur de réellement compter...) sur le net si je cumule mon activité professionnelle, mon activité de blogueuse et mes loisirs et je pense réellement avoir développé une  légère addiction au net et  à certains réseaux sociaux bien populaires. Instagram notamment pour ne pas le nommer est devenu mon passe temps favori, jusqu'à empiéter sur le temps que je n'avais plus d'ailleurs ( vous me suivez ? ).
 
Le constat
 
Un  certain nombre de questions sont venues me turlupiner dernièrement :  Est-il normal de se sentir perdue lorsqu'il n'existe pas de connexion internet dans un lieu ? Comment les coupures  Internet ont-elles pu devenir ma  hantise ? Ai-je  vraiment besoins d'être en permanence stimulé par les notifications,  des likes, des nouveaux abonnements ou de connaitre les statuts de la moitié de la planète   pour que ma vie soit intéressante ? Ai-je  je besoins d'être connecté en permanence à  des personnes que je ne connais parfois qu'à travers les réseaux sociaux au détriment des personnes qui sont physiquement à mes cotés ?

 Je pense qu'il était temps pour moi de m'interroger sur la place qu'a pris internet dans ma vie. Je me rends compte qu'il m'arrive aujourd'hui d'avoir du mal à occuper mon temps quand je n'ai pas  de connnexion. Pour autant suis-je seule au monde ou sur une ile déserte ? Non ! Il y a donc un tas d'occupation que je pourrais avoir et qui ne nécessite pas d'être connecté. Et même lorsque je suis occupée "dans la vrai vie" le monde virtuel me rattrape. Il m'arrive de passer du temps au restaurant avec un proche et de cheker mes différents réseaux sociaux et mes mails ce qu'il y a quelques années j'aurais trouvé totalement impoli et déplacé. Ces informations ne peuvent-elle pas attendre la fin d'un déjeuner ou d'un diner ?
 
Tout ces réflexions et ces interrogations sur moi-même et mon rapport au web me font arriver à un constat : il est temps de décrocher un peu...et l'été me semble être le moment parfait pour se faire. 

Je commence donc aujourd'hui  une digitale detox (au lendemain de la publication de cet article)

Une digitale detox, Kesako ?

Le principe est simple : se couper radicalement d’Internet et éteindre tous ses outils connectés pendant une période déterminée.

La “digital detox ” est née au Etats Unis  en réaction à l’hyperconnexion et aux usages excessifs d’Internet. En France, le phénomène a pris de l'ampleur suite à la diffusion du film documentaire « Digital Detox, comment j’ai vécue 90 jours sans Internet » réalisé par Pierre-Olivier LABBE et Pierre-Louis LACOMBE. que  je vous conseille si vous êtes intéressé par le sujet.
 
Pour ma part, j'ai donc décider de me fixer 3 objectifs, un objectif à court terme de déconnexion presque totale, puis deux  objectifs à plus long terme pour réapprendre à gérer ma relation au numérique et ne plus me laisser  envahir.
 
Mon premier objectif tenir 7 jours sans utiliser le net en dehors de mon activité professionnelle.  J'aurais aimé pouvoir me couper totalement mais en semaine mon activité  peut nécessiter son utilisation. Pour autant je compte bien même au travail me limiter à ce qui est strictement nécessaire. En dehors, de mes horaires de travail ce sera donc déconnexion totale. Le week-end sera  totalement off.

Second objectif à compter du 8ème jour et pour les 7 jours suivants,  je  limiterais mon utilisation d'internet hors activité professionnelle à 20 mn/jour et en une  seule connexion dans la journée. Sachant que je regarde certains réseaux sociaux environs toutes les 2/3 heures (minimum) l'objectif est assez difficile.

Enfin jusqu'à la fin du mois (au moins...) je n'aurais le droit de surfer sur le web qu'entre 8h et 22h. Et oui plus d'internet avant d'aller dormir, ni au réveil ! 
 
Ce que j'attends de cette expérience ?
  • Etre dans l'instant  présent et revenir à l'essentiel
  • Profiter des gens qui sont physiquement à mes côtés
  • Me  reconnecter à   moi-même
  • Apprendre à me fixer des limites
     
Le blog tournera donc au ralentis pendant ce mois d'août et je m'en excuse, mais cette pause me semble plus que nécessaire.
 
C'est avec un peu d'appréhension que je commence cette petite detox et j'espère arriver à remplir mes objectifs. Vous avez le droit de m'encourager en commentaires (auxquels je ne répondrais pas tout de suite...). Je vous livrerais  mon sentiment sur cette petite cure dans quelques semaines.
 
 





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